Krak Server
Krak Server est l’agent serveur de Krak Multiplayer : un petit programme pour un serveur dédié ou un VPS qui héberge via Krak Multiplayer les serveurs Minecraft qui y tournent, 24 h/24. Tu le contrôles depuis l’appli sur ton téléphone ou ton PC.
Mise en place en 6 étapes
Il te faut la machine sur laquelle tourne ton serveur Minecraft (un VPS, un serveur dédié ou un PC à la maison) et Krak Multiplayer sur ton téléphone ou ton PC. Tu tapes une seule commande sur la machine ; tout le reste se passe dans l’appli.
- Démarre ton serveur Minecraft sur cette machine comme d’habitude : un Bedrock Dedicated Server, un serveur Java, ou Java avec Geyser.
- Ouvre un terminal sur cette machine en tant qu’administrateur. Windows : clic droit sur le bouton Démarrer, puis choisis « Terminal (administrateur) » ou « Windows PowerShell (administrateur) ». Linux : ouvre un terminal ou connecte-toi en SSH.
- Copie ci-dessous la commande d’installation pour ton système (le bouton « Copier »), colle-la dans le terminal et appuie sur Entrée. Sur Linux, tape ton mot de passe si sudo le demande.
- Attends jusqu’à une minute. La commande télécharge Krak Server, le vérifie, l’installe et affiche un grand code d’association comme 7Q4M-X2PA et un lien. Tu n’as rien d’autre à taper là.
- Sur ton téléphone ou ton PC, ouvre Krak Multiplayer, touche le bouton +, puis « Héberger un serveur distant », et saisis le code (ou ouvre le lien). Vérifie le nom du serveur et approuve.
- Choisis quel serveur Minecraft de la machine partager et sous quel monde, puis « Enregistrer ». Ton monde est en ligne pour tes amis dès que la machine tourne.
Installer sur Linux
Colle ceci dans un terminal et appuie sur Entrée (sudo peut te demander ton mot de passe) :
curl -fsSL https://krak-mp.cc/download/server/install.sh | sudo sh
Le script choisit la version pour ton processeur, vérifie son SHA-256, installe Krak Server comme service système krak-server, le démarre et affiche le code d’association. Plus tard, sudo krak-server status l’affiche de nouveau. À la main : télécharge l’archive pour ton processeur depuis la page de téléchargement, compare son SHA-256, décompresse-la avec tar xzf et lance sudo ./krak-server install. Relancer l’installateur met Krak Server à jour.
Installer sur Windows
Ouvre PowerShell en tant qu’administrateur (clic droit sur le bouton Démarrer, « Terminal (administrateur) »), colle ceci et appuie sur Entrée :
irm https://krak-mp.cc/download/server/install.ps1 | iex
Cela installe le service Windows Krak Server, qui démarre avec Windows et redémarre après une panne, ajoute krak-server.exe au PATH et affiche le code d’association. Plus tard, krak-server.exe status dans n’importe quel nouveau terminal administrateur l’affiche de nouveau ; le programme est dans C:\Program Files\Krak Server.
Pour l’essayer d’abord sans l’installer : télécharge le zip, décompresse-le et lance krak-server.exe dans une console. Il s’associe et héberge jusqu’à ce que tu le fermes.
Ce qu’il fait
Krak Server se connecte avec un code d’association, jamais avec ton mot de passe. Il trouve les serveurs Bedrock et Java sur la même machine et partage ceux que tu choisis dans l’appli comme mondes Krak. Les joueurs les rejoignent depuis Krak Multiplayer comme n’importe quel autre monde : le serveur apparaît dans la liste LAN de Minecraft.
Le trafic du jeu passe par le relais de Krak. Les joueurs ne voient jamais l’adresse IP du serveur et le serveur ne voit jamais la leur. Krak Server n’ouvre aucun port et n’a besoin d’aucune redirection de ports : il se connecte seulement vers krak-mp.cc.
Tu contrôles le serveur dans l’appli : touche +, puis « Héberger un serveur distant », ou ouvre « Mes mondes », où tes serveurs sont listés. Là, tu choisis quoi héberger, tu le démarres et l’arrêtes, et tu vois ses joueurs, les demandes pour rejoindre, les expulsions et bannissements et son état. Cet écran s’appelle « Contrôle à distance », pour ne jamais le confondre avec l’hébergement sur ton propre appareil.
Configuration requise
- Linux sur x86_64 ou ARM64 (systemd pour le service qui tourne en permanence), ou Windows 10, 11 ou Server 2019 et plus récent sur x64.
- Un Bedrock Dedicated Server, un serveur Java (Paper, Fabric et autres) ou un serveur Java avec Geyser sur la même machine.
- Un compte Krak Multiplayer avec un e-mail confirmé ou une connexion Google, et l’appli 0.8.5 ou plus récente pour associer et contrôler le serveur (le bouton + depuis la 0.8.6).
- Environ 15 Mo de disque et 40 Mo de mémoire. À côté du serveur de jeu, Krak Server utilise très peu de processeur.
Associe-le à ton compte
- La commande d’installation affiche le code d’association à la fin. Plus tard, ou quand le code a expiré, lance sudo krak-server status sur la machine (sur Windows : krak-server.exe status dans un terminal administrateur).
- Dans Krak Multiplayer, touche +, puis « Héberger un serveur distant », et saisis le code, ou ouvre le lien sur ton téléphone. Dans l’appli 0.8.5 : « Profil », « Mes serveurs », « Ajouter un serveur ».
- Vérifie le nom, le système et le réseau du serveur, puis approuve. Le code fonctionne pendant 10 minutes ; ensuite, le serveur en affiche un nouveau.
N’approuve qu’un code affiché par un serveur que tu contrôles. Quiconque te demande un code veut héberger en ton nom.
Choisir quoi héberger
Ouvre le serveur (dans « Mes mondes », ou + puis « Héberger un serveur distant ») et touche « Héberger » sur ce serveur. Choisis un serveur trouvé sur la machine, puis un de tes mondes locaux ou un nouveau. Le nom, la description, l’icône, l’accès et les autres paramètres du monde se modifient dans l’appli comme d’habitude.
Un compte héberge un seul monde à la fois, avec ou sans Krak Plus : un monde sur ton téléphone ou ton PC, un serveur hébergé via l’appli ou un monde sur un Krak Server. Un serveur cross-play (Paper avec Geyser) compte comme un seul monde avec les deux éditions. Tu peux associer jusqu’à 2 serveurs, ou 7 avec Krak Plus, et garder un monde sur chacun : active l’hébergement sur celui que tu veux maintenant. Avec Krak Plus, ton serveur externe peut rester dans la liste pendant ce temps, sauf s’il s’agit du même serveur.
L’approbation pour rejoindre fonctionne, mais les demandes expirent après 2 minutes. Pour un serveur qui tourne pendant que tu dors, désactive l’approbation et utilise plutôt les paramètres d’accès du monde et les bannissements.
Paramètres de Bedrock Dedicated Server
Les joueurs Krak entrent via la liste LAN, donc le serveur doit accepter les joueurs en LAN. Dans server.properties, mets :
enable-lan-visibility=true
online-mode=false
allow-list=false
Avec online-mode=false, le serveur ne vérifie pas la connexion Xbox. Si le port du serveur lui-même est aussi ouvert sur internet, les joueurs qui s’y connectent directement peuvent entrer sous n’importe quel nom, même celui d’un opérateur. Garde le port Bedrock fermé à internet, ou accepte des joueurs directs non vérifiés.
Un seul serveur Bedrock par machine peut être visible en LAN : il prend le port UDP 7551. Minecraft 1.26.52 et plus récent ne laisse entrer les joueurs Krak que de cette façon, donc un deuxième serveur Bedrock sur la même machine ne peut pas être partagé : Krak Server ne l’héberge pas et l’appli explique pourquoi. Arrête l’autre serveur, ou active RakNet sur le deuxième. Redémarre le serveur après avoir modifié ces paramètres.
Serveurs Java
Un serveur Java n’a besoin de rien de spécial : Krak Server se connecte au port du serveur sur la même machine. Sur un serveur en online-mode, les joueurs ont besoin de Minecraft Java Edition comme d’habitude.
Geyser : des joueurs Bedrock sur un serveur Java
Avec Geyser sur Paper, Spigot ou un proxy, les joueurs Bedrock entrent par le port Bedrock de Geyser, et Krak Server partage ce port comme un serveur Bedrock. Un Geyser par défaut refuse tous les joueurs Bedrock qui passent par Krak : ils voient « Please log into Xbox », car ils entrent comme une partie en LAN, sans la vérification de connexion Xbox qu’attend Geyser. Krak Server ne voit pas ce refus, donc l’appli ne peut pas te le signaler. Mets ceci dans le config.yml de Geyser (plugins/Geyser-Spigot/config.yml sur Paper et Spigot) :
validate-bedrock-login: false
Redémarre ensuite le serveur. Geyser ne vérifie plus la connexion Xbox des joueurs Bedrock : garde son port Bedrock (19132 par défaut) fermé à internet, sinon les joueurs qui s’y connectent directement peuvent entrer sous n’importe quel nom Bedrock. Krak n’a besoin d’aucun port ouvert.
Les joueurs Java ne sont pas concernés, et le serveur Java peut garder online-mode=true. Avec Floodgate, les joueurs Bedrock entrent sans compte Java ; sans Floodgate, Geyser demande à chaque joueur Bedrock de se connecter avec un compte Java.
Krak joint Geyser via RakNet. Minecraft 26.60 devrait mettre fin aux connexions RakNet, donc les joueurs Bedrock en 26.60 pourraient ne pas pouvoir entrer via Krak tant que Geyser ne les prend pas en charge.
Docker
Lance le conteneur du serveur de jeu avec le réseau de l’hôte (--network host), pour que Krak Server, installé sur l’hôte, voie sa découverte LAN et ses ports.
Paramètres
Krak Server lit /etc/krak-server/config.json sur Linux et %ProgramData%\Krak Server\config.json sur Windows. Chaque clé est facultative et les clés inconnues sont refusées. Vérifie le fichier avec krak-server config check et redémarre le service après un changement.
Mises à jour
Krak Server cherche des mises à jour signées toutes les 6 heures et les installe tout seul : pendant la plage de mise à jour, ou dès que personne ne joue ou que la mise à jour est obligatoire. Le monde hébergé redémarre et les joueurs reviennent depuis la liste LAN. Dans l’appli, « Mettre à jour » installe une mise à jour tout de suite.
Sur Linux, le service installe la mise à jour en redémarrant, en quelques secondes. Sur Windows, c’est la tâche planifiée Krak Server\Apply update qui l’installe en 15 minutes au plus : elle s’exécute en tant que SYSTEM, arrête le service, remplace le programme, le relance et vérifie que la nouvelle version fonctionne. Si la nouvelle version ne démarre pas, la précédente revient. krak-server status montre une mise à jour en attente et la dernière exécution de la tâche.
Pour installer une mise à jour tout de suite sur Linux :
sudo krak-server update
Sur Windows, dans PowerShell en tant qu’administrateur (avec le chemin complet, ça marche dans n’importe quelle fenêtre) :
& "C:\Program Files\Krak Server\krak-server.exe" update
Relancer la commande d’installation met aussi Krak Server à jour. Elle garde l’association et les réglages, et recrée la tâche de mise à jour de Windows, par exemple après une installation avec --no-auto-update.
État et journaux
krak-server status affiche à quel compte le serveur est associé, le code d’association pendant l’attente, la connexion, chaque monde hébergé et ses joueurs. Sur Linux, les journaux sont dans le journal système :
sudo krak-server status
journalctl -u krak-server -f
Sur Windows, les journaux sont dans %ProgramData%\Krak Server\logs. Ils ne contiennent jamais de jetons, de clés ni d’adresses de joueurs.
Retirer un serveur
Dans l’appli : ouvre le serveur (« Mes mondes »), son menu, « Retirer le serveur ». Le serveur arrête d’héberger immédiatement et ne peut plus se connecter. Il affiche ensuite tout seul un nouveau code d’association, pour ce compte ou un autre.
Sur la machine : sudo krak-server unpair supprime l’association ; sudo krak-server uninstall supprime le service, et avec --purge aussi ses paramètres et ses données.
Changer ou réinitialiser ton mot de passe, te déconnecter partout et un bannissement déconnectent aussi tous les serveurs du compte.
Dépannage
Le code a expiré
Un code fonctionne pendant 10 minutes. Le serveur en affiche un nouveau tout seul : relance krak-server status.
L’horloge est décalée (clock skew)
Krak Server se connecte en utilisant l’heure de la machine. Active la synchronisation de l’heure : timedatectl set-ntp true sur Linux, le service Temps Windows sur Windows.
Le serveur de jeu est introuvable
Démarre d’abord le serveur de jeu et vérifie qu’il répond sur la machine (pour Bedrock : enable-lan-visibility=true). Puis touche « Rechercher à nouveau » dans l’appli.
Le port n’est pas autorisé
Le serveur de jeu tourne sur un port hors de allow. Ajoute le port à allow dans le fichier de configuration sur la machine et redémarre Krak Server.
Les joueurs sont refusés
Vérifie online-mode et allow-list dans server.properties. L’état du serveur dans l’appli montre les refus et leur raison.
Les joueurs Bedrock voient « Please log into Xbox »
C’est Geyser qui refuse les joueurs qui passent par Krak. Mets validate-bedrock-login: false dans le config.yml de Geyser et redémarre le serveur (voir Geyser plus haut). L’appli ne peut pas afficher ce refus.
krak-server.exe n’est pas reconnu
Krak Server ajoute son dossier au PATH lors de l’installation : ouvre un nouveau terminal. Ou lance-le avec son chemin complet : "C:\Program Files\Krak Server\krak-server.exe" status (dans PowerShell, mets & devant). Installé avant la 0.8.6 ? Relance la commande d’installation.
Personne ne peut rejoindre un deuxième serveur Bedrock
Deux serveurs Bedrock tournent sur une même machine et l’autre a la visibilité LAN (port UDP 7551). Depuis Minecraft 1.26.52, un serveur Bedrock n’accepte les joueurs Krak que via la visibilité LAN, donc l’appli affiche ce serveur comme arrêté. Partage un seul serveur Bedrock par machine : arrête l’autre et redémarre celui-ci, ou active RakNet sur celui-ci.
L’appli dit qu’un autre monde est déjà hébergé
Un compte héberge un seul monde à la fois, avec ou sans Krak Plus. Tant qu’un monde tourne sur ton téléphone, ton PC ou un autre Krak Server, ce serveur attend, et il démarre tout seul en quelques secondes dès que ce monde s’arrête. Pour changer, arrête l’autre monde (l’appli propose « L’arrêter ») ou désactive l’hébergement du monde de ce serveur dans l’appli.
L’installation dit que le serveur est déjà associé
Krak Server reste associé au compte qui a approuvé son code, même quand la commande d’installation est relancée. Pour donner le serveur à un autre compte, son propriétaire le retire dans l’appli (« Mes mondes » ou son contrôle à distance, « Retirer le serveur ») : le serveur affiche alors tout seul un nouveau code d’association, visible avec krak-server status. Ou sur la machine : sudo krak-server unpair (sur Windows : krak-server.exe unpair dans un terminal administrateur).
Une mise à jour est téléchargée mais pas installée
Sur Windows, une tâche planifiée installe les mises à jour, mais Krak Server avant la 0.8.9.1 ne le lui demandait jamais : un serveur Windows restait donc sur la version installée au départ. Installe la mise à jour une fois, dans PowerShell en tant qu’administrateur : & "C:\Program Files\Krak Server\krak-server.exe" update (ou relance la commande d’installation) ; ensuite, les mises à jour s’installent toutes seules. Si une mise à jour attend plus de 30 minutes, krak-server status dit pourquoi et quelle commande l’installe. Sur Linux : sudo krak-server update.
Krak Server est arrêté (NOT RUNNING)
Démarre-le : dans PowerShell en tant qu’administrateur, sc.exe start KrakServer (dans PowerShell, sc tout court est une autre commande) ; sur Linux, sudo systemctl start krak-server. Une minute plus tard, krak-server status devrait afficher online. S’il s’arrête encore, son journal dit pourquoi : %ProgramData%\Krak Server\logs sur Windows, journalctl -u krak-server sur Linux. Depuis la 0.8.9.1, si la nouvelle version d’une mise à jour ne démarre pas, la précédente revient toute seule.
Minecraft est une marque de Mojang Synergies AB. Krak Multiplayer n’est pas un produit officiel de Minecraft et n’est ni approuvé par Mojang ou Microsoft, ni associé à eux.